La possession des moyens de production

Emprunte sur argile moulée au plâtre Dim 61 x 46 x 8 cm

Les moyens de production dont fait référence l’estampillage en bas de chaque œuvre, sont très basiques  : de l’argile et les quelques outils qui permettent de la modeler, la travailler, la colorier.

L’argile est pétrie, humidifiée, étalée, modelée telle une matrice, elle est ensuite incisée, griffée, lissée, rehaussée de couleur. Un coulage de plâtre va permettre de garder une emprunte avant qu’un nouveau pétrissage de l’argile permette de recommencer un cycle.

Cet outil ou plutôt ces moyens de production, pour faire référence au « Capital » de Karl Marx, je les possède, je les possède vraiment. Il s’agit d’un réel ensemble de production. Ainsi je fais tourner ces moyens qui me permettent de produire encore pour posséder plus.

IMG_20170818_132358 Boîte à outils dans une chaise longue – 61.5 x 78 x 8 cm – 2016 – Plâtre coulé sur argile avec gouache

 

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Brouette équilibriste – 66.5 x 82 x 7 cm – 2016 – Plâtre coulé sur argile avec gouache

 

 

 

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Promenade à la dynamo – 61.5 x 78 x 8 cm – 2017 – Plâtre coulé sur argile avec gouache.

 

72.5 x 88 8.5 cm Emprunte au plâtre sur argile frais avec gouacheLe cratère

72.5 x 88 8.5 cm
Emprunte au plâtre sur argile frais avec gouache

La truelle blance

La chambre lumineuse

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Cette sculpture a été élaborée pour La chapelle St Léonard dans le cadre de « Arts et chapelle – 2015 ».

 

J’ai installé une machine qui irradie la chapelle de lignes de lumières qui tournent tels les faisceaux d’un phare ou le balai d’un écran radar qui sans cesse gravite dans l’espace.

Bien que son aspect métallique et bricolé soit dissonant par rapport à la chapelle, elle l’épouse en réalité cDSCF6939complètement. La forme qui semble sortie d’un arsenal industriel dessine une croix de Malte dont les proportions découlent  directement des dimensions de la chapelle de façon à ce que la lumière projetée arrive parfaitement en pied de mur et sur toute sa hauteur.

 

Lors de la fabrication, j’ai disposé un appareil photo à l’intérieur de la machine en cours de construction et pris 4 clichés correspondant aux 4 vues possibles depuis  chaque ouverture.  J’ai traduits ces images d’atelier en bandes puis en lames, rognées une à une pour reproduire l’image. J’ai barré ainsi au regard  l’intérieur de la machine et figé ce moment de fabrication qui cherche à se projeter.

 

Cette lumière qui tourne évoque une ronde cultuelle, une prière, et  invite le spectateur à y pénétrer. La machine devient le chœur de cette chapelle mais nous lui restons extérieurs, ne pouvant en percevoir le centre. Le regard est arrêté par ces lames de bois qui, tel un brise-vue, bloquent notre vision. Même sur les murs les lumières projetées nous laissent étrangers à une scène dont nous ne percevons que les raies lumineuses filtrant au travers d’un store mais dont nous sommes pourtant aussi  fugitivement les figurants.

 

Sur les murs les raies lumineuses dessinent des scènes et le spectateur comme dans un mobile lumineux, par son ombre portée devient fugitivement le figurant.